Biomass-to-liquid (BtL) : comment les biocombustibles sont-ils produits ?

Retour à l'aperçu
procédé biomasse en liquide

Les combustibles pauvres en carbone sont le résultat de la recherche scientifique actuellement menée pour pouvoir, à terme, remplacer les combustibles fossiles. Quatre types existent à ce jour : les EMAG (esters méthyliques d'acide gras), le BtL (biomass-to-liquid), le HVO (huile végétale hydrotraitée) et le PtL (power-to-liquid). Dans cet article, nous allons nous concentrer sur la fabrication du biocombustible BtL.

Transformation en bioliquide

La conversion de la biomasse en combustible liquide est un processus de transformation en quatre étapes, grosso modo :

  • Fermentation
  • Liquéfaction
  • Synthèse
  • Hydrogénération

1. Fermentation

La fermentation est la première étape de la transformation en bioliquide. Pulpe, algues, foin et autres déchets végétaux formant de la biomasse sont placés en fermentation à l'aide de champignons et de levures. Le principe est similaire à celui de votre tas de compost au fond du jardin. La fermentation donne lieu à la production d'un gaz de synthèse, aussi appelé « syngaz ».

2. Liquéfaction

Liquéfaction est un mot dérivé du latin « liquefacere », rendre liquide. À cette étape du processus, le syngaz évoqué plus haut est donc transformé en liquide. Il est question pour être exact du procédé Fischer-Tropsch, du nom des deux chimistes allemands qui en 1923 déjà découvraient une méthode pour transformer le gaz de synthèse en combustible liquide.

3. Synthèse

Le liquide obtenu à l'issue de la liquéfaction ne dispose naturellement pas encore des propriétés propres à tout combustible. Intervient alors la synthèse, c'est-à-dire la création artificielle de liaisons chimiques.

4. Hydrogénération et transestérification

La dernière étape du processus de transformation en bioliquide vise elle aussi à conférer au liquide synthétique les propriétés d'un combustible. L'hydrogénération consiste à ajouter de l'hydrogène (H2) au composé.  La transestérification, enfin, rend le liquide combustible. Il a désormais les propriétés d'un alcool.

Se chauffer au BtL ?

Comme tous les autres combustibles pauvres en carbone, le BtL convient au chauffage. Les chaudières actuelles ne nécessiteront d'ailleurs que peu d'adaptations pour pouvoir fonctionner au BtL. Reste à voir maintenant si celui-ci saura convaincre : chaque combustible présente ses avantages et inconvénients, et la plupart souffrent encore d'une production beaucoup trop coûteuse. Quoi qu'il en soit, ils représentent un énorme pas en avant vers le chauffage pauvre en carbone. En attendant, un système hybride constitue une excellente alternative pour le particulier.

Sur le même sujet

Quoi de mieux qu’un chauffe-eau solaire pour chauffer votre eau et votre maison ? Pas grand-chose...
Nous partageons avec vous les résultats d’une nouvelle enquête sur les successeurs durables du...