L’avenir du chauffage repose sur les combustibles liquides

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La Commission européenne publie des directives visant à rendre l’utilisation de l’énergie plus respectueuse de l’environnement et plus efficace. Jusqu’ici, l’Union européenne s’était engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 80% à 95% en 2050 par rapport aux niveaux de 1990. Le 28 novembre dernier, la Commission a adopté une vision stratégique proposant de faire un pas de plus : la neutralité carbone de l’Europe à l’horizon 2050. Quid des installations de chauffage au mazout dans tout cela ?
Un tiers des ménages belges ont opté pour le mazout, une énergie bon marché, sûre et fiable. Sans ce combustible, de nombreux ménages ne seraient probablement pas en mesure d’acquérir un chauffage efficace et confortable pour leur maison. En effet, les alternatives s’avèrent souvent plus coûteuses, plus difficiles à installer, moins efficaces voire moins disponibles. Ces ménages ont donc besoin de solutions efficaces et financièrement acceptables qui contribuent à réduire les émissions sans avoir à changer de source d’énergie.
D’où notre plaidoyer en faveur d’une approche progressive et neutre d’un point de vue technologique. Pourquoi donc programmer la suppression progressive de la technologie mazout alors que celle-ci offre également diverses solutions permettant aux consommateurs d’économiser facilement de l’énergie? L’économie d’énergie est le premier pas – et le plus important – vers un meilleur climat.
Bien sûr, tout commence par l’amélioration de l’isolation thermique du bâtiment. L’utilisateur de mazout peut alors passer à une technologie à haut rendement et opter pour l’intégration des énergies renouvelables. Ces deux mesures vont résolument dans la bonne direction et contribuent à une réduction significative de la consommation et des émissions de gaz à effet de serre. D’autres mesures devront être prises pour réduire encore advantage les émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau proposé par l’Europe. À cette fin, le secteur investit dans le développement de combustibles liquides qui émettent moins de CO2 à la combustion.

 

Les nouveaux combustibles liquides peuvent être utilisés dans les chaudières sans modification significative de l’installation

Et mieux encore, les premiers nouveaux combustibles liquides, qui réduisent considérablement les émissions de gaz à effet de serre, sont d’ores et déjà progressivement mis sur le marché. S’ils sont pour l’instant surtout prédestinés au secteur du transport, ils constituent néanmoins une option potentielle pour l’avenir du chauffage. Des tests montrent que les nouveaux combustibles liquides peuvent être utilisés dans les chaudières modernes au mazout sans modification significative de l’installation. Ces nouveaux combustibles liquides ou « combustibles synthétiques » sont pratiquement neutres du point de vue climatique, ce qui répond précisément au grand défi pour 2050.
De nombreuses recherches portent actuellement sur les nouveaux combustibles liquides. L’un des problèmes posés par le développement de ces produits est leur coût de production. Un coût souvent nettement plus élevé que celui des combustibles liquides classiques, ce qui en réduirait bien entendu l’attrait aux yeux du consommateur. Mais ce n’est à notre avis qu’une question de temps car il existe déjà certains types de combustibles liquides comme l’huile végétale hydrotraitée (HVO) dont le coût de production est proche de celui des combustibles que nous connaissons aujourd’hui et qui, par rapport au gasoil classique, produit près de 90% de CO2 en moins lors de la combustion.

 

De nouvelles recherches, des économies d’échelle et l’évolution des prix de l’énergie devraient permettre à ces produits de devenir compétitifs à l’avenir. A moyen et long terme, ils constitueront donc une alternative à part entière au chauffage au mazout des bâtiments étant donné qu’ils pourront être utilisés dans les mêmes installations – répétons-le –, tout d’abord dans un rapport de mélange avec le mazout et ensuite dans une forme pure. Ce qui établit que les installations de chauffage au mazout peuvent jouer un rôle significatif dans la transition énergétique et qu’elles ne méritent pas d’être condamnées en tant que technologies non respectueuses de l’environnement.
De cette façon, les nouveaux combustibles liquides permettront aux ménages de continuer à bénéficier des avantages uniques du mazout : disponibilité du produit, libre choix du fournisseur, facilité du transport et sécurité du stockage. Vous en apprendrez davantage à la lecture du « dossier» dans Chauffage Info N°184. Très bonne lecture !

Willem Voets
General Manager

 

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